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Dimanche 26 Avril 2009Poster un commentaire
C'est en 1956 qu'il met au point sa fameuse formule du lumineux bleu outremer (ou bleu ultramarin) qu'il baptise IKB, « International Klein Blue ». Ses premiers monochromes IKB sont exposés en 1957 et inaugurent son « époque bleue ». Dans le cadre d'un contrat avec le théâtre de Gelsenkirchen, il travaille pour la première fois en 1957/58 avec des éponges teintes d'un bleu profond pour ses peintures murales. Il créera plus tard des reliefs spongieux et des sculptures d'éponges. En mai 1957, Yves Klein célèbre l’avènement de « l’époque bleue » par un lâcher de 1 001 ballons le soir du vernissage d’une double exposition à Paris. Ce geste, que Klein qualifiera plus tard de « sculpture aérostatique » sera reproduit 50 ans plus tard sur la piazza du Centre Beaubourg, à l’occasion de la clôture de l’exposition que le Musée national d'Art moderne lui consacrera en 2006-2007. En 1958, il repeint en blanc les murs de la galerie parisienne Iris Clert et les éclaire d'une lumière bleutée dans le cadre de « L'exposition du vide ». Les « Anthropométries », empreintes de corps de femmes nues et enduits de couleur bleue sur toiles blanches apparaîtront en 1960. De nombreuses « Anthropométries » ont été filmées comme de véritables événements, on peut en voir dans certains musées (Centre Pompidou entre autres). Son bleu — l’IKB (International Klein Blue) — est officialisé lorsqu’il fait procéder à son enregistrement, le 19 mai 1960 à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) sous l'enveloppe Soleau N° 63 471. Elle décrit un médium fixatif (une pâte fluide originale substituée à l'huile, liant utilisé traditionnellement en peinture) qui fixe du pigment bleu outremer N° 1311. En effet, Klein peint des monochromes car il privilégie l’expression de la sensibilité plutôt que la figuration dans la forme : « Pour peindre l’espace, je me dois de me rendre sur place, dans cet espace même... Sans trucs ni supercheries, ni non plus en avion ni en parachute ou en fusée : [le peintre de l’espace] doit y aller par lui-même, avec une force individuelle autonome, en un mot il doit être capable de léviter » et « Jamais par la ligne, on n’a pu créer dans la peinture une quatrième, cinquième ou une quelconque autre dimension ; seule la couleur peut tenter de réussir cet exploit ». Par ailleurs, il choisit de peindre en bleu à partir de 1957 car c’est la couleur la plus abstraite qui soit d’après lui : « Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont [...] Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes [...] tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible. », faisant ainsi également référence au vide, car cela incite à l’imagination. Son rapport au corps Il ne peint pas d’après modèle comme les artistes figuratifs mais en leur compagnie, qui selon lui, lui fait ressentir : « Une atmosphère bon enfant », « un climat sensuel », ou « un climat affectif pur ». Ses modèles se baladent alors nues dans l’appartement, parfois en compagnie aussi de la femme de Klein, Rotraut. Cette sensation est explicitée dans une des citations de Klein où il la décrit : « Mes modèles riaient beaucoup de me voir exécuter d’après elles de splendides monochromes bleus bien unis ! Elles riaient, mais de plus en plus se sentaient attirées par le bleu. » Empreintes Seulement les monochromes créés avec des pinceaux vivants ne laissaient pas perceptible la présence de la chair. C’est pourquoi Klein a progressivement mis au point la procédure des empreintes laissées par un modèle sur un support. Après plusieurs essais, estimant qu’il avait bien mis au point cette technique, il la présenta à Restany. Le 23 février 1960 devant le critique accompagné d’un directeur de musée, un modèle dont le buste le ventre et les cuisses ont été badigeonnés de peinture bleue, appose l’empreinte de son corps coloré sur des feuilles de papier placées au sol. C’est à cette séance que Restany trouve le terme « d’anthropométries de l’époque bleue ». Klein organise une soirée dans la galerie internationale d’art contemporain à Paris le 9 mars 1960, devant une centaine d’invités dont des artistes, des critiques, des amateurs d’art ou encore des collectionneurs. Klein en habit de soirée donne un signal au neuf musiciens présents à côté afin qu'ils commencent la symphonie monoton-silence, composée par lui même en 1949 (et qui sera reprise par Pierre Henry sous le nom de symphonie monoton-silence n°2, offerte à Klein en cadeau pour son mariage), une seule et même note continue de vingt minutes suivies de vingt minutes de silence. À noter que Pierre Henry a composé plus tard les 'noces chymiques', thème rosicrucien. Pendant ce temps-là trois femmes commencent à se badigeonner les seins, le ventre et les cuisses de couleur bleue. Elles réalisent ensuite diverses anthropométries dont la plus connue est intitulé « Anthropométrie de l'époque bleue » (ANT 82), 1960. Il fait avant des répétitions, organise la mise en scène, invite des photographes et caméramen qu’il connaît, contrôle la diffusion des images. Néanmoins même s’il pense tout faire pour faire passer clairement ses nouvelles techniques, des malentendus se créaient et il paraît pour certains macho ou obscène. L’artiste laisse également la nature, c'est-à-dire le vent et la pluie, marquer la toile, c’est ce qu’il appelle des cosmogonies. Couleurs D’autres anthropométries furent réalisées avec le feu. Dans ce cas, les modèles appliquaient leur corps humide sur la toile. Ainsi les empreintes des corps des femmes se révélaient sous l’action du feu. Il y mélange aussi parfois la peinture. Les anthropométries servent alors de passage à double sens du visible à l’invisible, du matériel au spirituel et du charnel au divin. Elles le font en l’absence spectaculaire de l’artiste. Yves Klein est, de par son œuvre et sa posture, l'une des grandes figures de l'art contemporain français et international. Il a été en avance sur son siècle, et conscient de la radicalité de sa position. Il a ouvert l’art sur l’immatériel. Pour lui, l’or, le rose et le bleu sont une seule et même couleur et forme une « trilogie chromatique » au complet. Klein utilise aussi le feu comme médium à partir de 1961. De plus, « Le feu est bleu, or et rose aussi. Ce sont les trois couleurs de base dans la peinture monochrome, et pour moi, c’est un principe d’explication universel, d’explication du monde ». Ainsi, les trois couleurs de base bleu, or et rose de son travail s’articulent mutuellement et parfaitement dans le feu. En effet, lorsqu’on regarde la couleur d’une flamme, on distingue bien ces trois couleurs. Enfin, son œuvre Ex-voto a été la conclusion de son travail, réunissant toutes ses idées en une seule et même œuvre. Il l’a réalisée pour le sanctuaire de Sainte-Rita à Cascia. En effet, cette œuvre est composée de ses trois couleurs rose, bleu et or avec une liste des noms de toutes ses œuvres. Tags associés : Performance-, yves, klein
Vendredi 03 Avril 2009Poster un commentaire
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Mardi 07 Avril 2009Poster un commentaire
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